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Portrait
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Portrait ... 
A
l’âge de 30 ans, Cédric Tiberghien est un des artistes français les plus
intéressants de sa génération. Au cours de cette saison il doit apparaître
avec le BBC Symphony, le City of Birmingham Symphony, le BBC Scottish,
l’Orchestre de Paris, le Hamburger Philharmoniker, en tourné avec le
Gelders Orkest au Pays-Bas, ainsi qu’en Australie avec le Sydney Symphony
et le Western Australian Symphony. Sa carrière au Royaume Uni vient de
prendre un essort exceptionnel dans le cadre de la prestigieuse New
Generation Artists de la BBC. Ses projets avec les orchestres de la BBC
comprennent un cycle complet des concertos de Beethoven, et culmineront
avec un enregistrement Harmonia Mundi du 1er Concerto de Brahms avec le
BBC Symphony dirigé par Jiri Belohlavek.
En récital, Cédric Tiberghien va apparaître au Wigmore Hall et LSO St
Luke’s à Londres, au Chatelet à Paris, ainsi que dans le cadre des
festivals Beethovenfest de Bonn, City of London, Cheltenham et Harrogate.
En Juin 2007 il achèvera le cycle complet des sonates de Beethoven qu’il
présente depuis Juin 2004 dans le cadre du Festival de Horrues en
Belgique.
La discographie en solo de Cédric, chez Harmonia Mundi, compte quatre
disques en récital qui ont tous attirés les éloges de la presse musicale
internationale: Debussy, Beethoven (Variations), Bach (Partitas), et tout
dernièrement les Ballades de Chopin et Brahms. Son premier disque en
concerto, le Concerto No.1 de Brahms avec le BBC Symphony et Jiri
Belohlavek, sortira en Septembre 2007.
Cédric a étudié au Conservatoire de Paris avec Frédéric Aguessy et Gérard
Frémy, où il a reçu le Premier Prix en 1992 à l’âge de 17 ans. Il a été
ensuite lauréat de plusieurs grands concours internationaux (Bremen,
Dublin, Tel Aviv, Genève, Milan), avant de remporter le 1er Prix du
prestigieux Concours Marguerite Long – Jacques Thibaud de 1998, ainsi que
cinq prix spéciaux du concours, y compris le Prix du Public et le Prix de
l’Orchestre. Ce succès a lancé sa carrière sur le circuit international,
aboutissant à plus de 150 engagements dans le monde entier, dont 7 visites
au Japon et des récitals prestigieux à travers l’Europe.
Depuis cette date sa carrière n’a cessé de se développer, avec des
apparitions dans les plus grandes salles du monde, y compris le
Musikverein à Vienne, le Wigmore Hall à Londres, le Concertgebouw à
Amsterdam, le Suntory Hall à Tokyo, le Carnegie Hall à New York, ainsi que
la Salle Pleyel, le Chatelet et le Théâtre des Champs Elysées à Paris. Il
a aussi été l’invité de nombreux de festivals internationaux: Edimbourg,
City of London, BBC Proms, Klavier-Festival Ruhr, Yokohama, La Roque d’Anthéron
et Piano aux Jacobins parmi tant d’autres.
Avec plus de 50 concertos à son répertoire, Cédric Tiberghien est apparu
avec un palmarès impressionnant d’orchestres internationaux et français, y
compris notamment le Budapest Festival Orchestra, Stuttgart
Staatsorchester, Hamburger Philharmoniker, BBC Philharmonic, BBC Scottish
Symphony, Israel Philharmonic, Tokyo Philharmonic, New Japan Philharmonic,
Orchestre de la Suisse Romande, Orchestre de Paris, Orchestre National de
France et Orchestre Philharmonique de Radio-France. Les chefs avec
lesquels il a collaboré comprennent Myung-Whun Chung, Christoph Eschenbach,
Kurt Masur, Ivan Fischer, Simone Young, Ingo Metzmacher, Leif Segerstam,
Luis Langrée, Yutaka Sado et Jerzy Semkov, parmi beaucoup d’autres.
Cédric Tiberghien est aussi un chambriste enthousiaste et compte Marie
Hallynck, Alina Ibragimova, Valérie Aimard, Pierre Amoyal, le Quatuor
Psophos, le Quatuor Ysaye, le Quintette Moraguès, Alain Planès, Nicholas
Angelich, Marie Devellereau et Gweneth-Ann Jeffers parmi ses partenaires
réguliers. Sa passion pour la musique de chambre est illustrée par les
enregistrements qu’il a réalisé avec les violoncellistes Marie Hallynck
(sonates de Schumann et Grieg chez Harmonia Mundi) et Valérie Aimard
(Debussy, Honegger, Chausson et Vierne chez Lyrinx) ainsi que les
violonistes Amanda Favier (Janacek et Strauss chez Lyrinx) et Vadim
Tchijik (Fauré et Ravel chez Lyrinx).
Vidéo de la Ballade opus 10 n°1 de Brahms :
Vidéo de la Ballade opus 23 n°1 de Chopin :
(VPRO TV, Netherlands, 2007)
Concerto pour piano
et trompette n° 1 en Ut mineur, op.35 de
Dimitri Chostakovitch
Extrait audio du
concert donné à la Salle Pleyel les 22/23 novembre 2007
Découvrez aussi le
site photos de Cédric
Discographie
...
BRAHMS - Concerto pour piano n°1 - Variations sur un thème de Haydn
BBC Symphony Orchestra, dir. Jiří Bělohlávek
Harmonia Mundi


BRAHMS - Ballades, opus 10
CHOPIN - Ballades N°1-4
Harmonia Mundi (Octobre 2006)


BACH - Partitas n° 2, 3 et 4
Harmonia Mundi


DEBUSSY
– Estampes, Images,
Masques,
D’un cahier d’esquisses,
L’Isle joyeuse
.
Harmonia
Mundi
n°911717
(5 / Diapason, Mars 2001)


JANACEK
- Sonate pour violon et
piano, Romance, Dumka, Allegro pour violon et piano
STRAUSS
- Sonate pour violon et piano
Avec
Amanda FAVIER, Violon - Lyrinx
n°199 (5 / Classica, Septembre
2001)

DEBUSSY,
HONEGGER, CHAUSSON,
VIERNE
- Musique française pour piano et violoncelle
Avec Valérie AIMARD, Violoncelle -
Lyrinx
(‘Choc de la Musique’
Juin 2002 et 4f de Télérama)

SCHUMANN
- Pièces pour piano et violoncelle
GRIEG - Sonate piano et violoncelle opus 36
Avec Marie HALLYNCK - Harmonia
Mundi n°911779 (Recommandé par Classica,
2002)


BEETHOVEN
- Variations, opus 34,
opus 35 ("Eroica") et opus 76 WOo 77 à 80
Harmonia
Mundi n°901775 (Recommandé
par Classica, 9/10 de Répertoire)

FAURE, RAVEL -
Sonates pour violon et piano
Avec Vadim TCHIJIK
- Lyrinx (Recommandé
par Classica)
Commandez et écoutez tous les
CDs sur le site
Fnac
Concerts
...
Saison 2008
Voir le listing complet sur la version anglaise

Medias
...
“Un récital aussi inédit
qu’intelligent… …un fabuleux travail sur les sonorités, suscitant des
contrastes étonnants. …dans Chopin, ses tempos très amples, sa recherche
de couleur, son pianisme somptueux le rapprochent des “grands
sophistiqués”… …ce magnifique récital manifeste clairement qu’il se situe
au niveau des plus grands.”
Classica-Répertoire, Octobre 2006 - Philippe van den Bosch,
CD – Chopin, Brahms: Ballades – HMC 901943
“Cédric Tiberghien défend avec une rare intelligence un programme aussi
séduisant que périlleux… …il fait montre d’une belle maitrise technique,
d’une constante qualité de la sonorité. … Précision, richesse des
couleurs, ampleur et souplesse caracterisent son approche des Ballades de
Chopin, qui rarement ont paru plus libérées de toute contrainte formelle.
…son interpretation de Brahms l’emporte par un sens aigu de la conduite de
la phrase et un parfait contrôle de la ligne”.
Le Monde de la Musique, Octobre 2006 - Patrick Szersnovicz,
CD – Chopin, Brahms: Ballades – HMC 901943
“[Tiberghien] aborde les pages de Chopin et de Brahms comme autant
d’évocations intérieures, volontiers mélancolique, où toute aspérité
aurait été estompée par le filtre du souvenir. … Le goût du beau son
rejoint le tralent à réaliser les clairs-obscurs sur lesquels Brahms a
bâtit son recueil. …Cédric Tiberghien a su trouver une voix attachante, un
jeu personnel et néanmoins sans chichis, pour mettre en scène ces huit
poèmes musicaux intelligemment réunis dans un même disque.”
Diapason, Octobre 2006 - Jérôme Bastianelli,
CD – Chopin, Brahms: Ballades – HMC 901943
« C’est avec la maturité
dont ils font déjà preuve que ces jeunes musiciens – Quatuor Psophos et
Cédric Tiberghien – ont remporté l’auditoire dans un vent de puissance et
de douleur que ce grand compositeur – Bartholdy Felix Mendelssohn – avait
eu le génie de concevoir ».
Diapason, septembre 2005.
« Tiberghien dépasse la simple virtuosité (loin de lui faire défaut) par
sa sensibilité aux atmosphères et son extrême aptitude à rendre les
humeurs du compositeur – Beethoven – capable de sauter aisément de l’une à
l’autre sans perdre son maintien, son élégance ni sa concentration ».
Bruxelles, 24 mai 2005.
« Emerveillements irisés de l’inattendu rendus par le pianiste Cédric
Tiberghien dans toute leur magie ».
Luxembourg Wort, 9 mars 2005.
« Cet artisan du son, les organisateurs de concerts se l’arrachent ».
Pizzicato, février 2005.
« Sous les doigts de
Cédric Tiberghien, le piano passe au premier plan dans une pièce très
sombre d’Olivier Greif, sur la Chanson de Barberine d’Alfred de
Musset dont la blonde cantatrice était dédicataire. L’intensité d’écoute y
atteint des sommets que n’ont pu approcher les Ariettes oubliées
données en bis.
En première partie, Cédric Tiberghien avait captivé son auditoire en
racontant les Préludes de Debussy. Ce pianiste, déjà invité aux
rencontres musicales peu après sa médaille au concours Long-Thibaud,
impressionne par l’équilibre de son jeu. Il rayonne aujourd’hui dans la
maturité de son art. Sans esbroufe. »
La Voix, Récital de mélodies aux Rencontres musicales en Artois,
Pour la tête et pour le coeur, 23 novembre 2004.
« Dans le cadre
du salon du livre, Alain Duault, présentait son dernier livre Frédéric
Chopin édité par Actes Sud. Et il était aussi, samedi soir, le
concepteur et le présentateur d’un spectacle musico-littéraire qu’il avait
consacré à la rencontre flamboyante entre Chopin et George Sand.
La soirée s’est déroulée en duo, avec l’alternance de la musique et des
textes.
Car l’événement de la soirée était la présence du très brillant pianiste
Cédric Tiberghien, qui a interprété magistralement ballade, mazurka,
prélude, nocturne, berceuse et marche funèbre pour la plus grande
admiration d’un public troublé et envoûté par son extraordinaire
virtuosité qui s’apparente presque à de la magie. [...] L’artiste a
apprécié la qualité du piano Steinway mis à sa disposition samedi soir, ce
qui lui a permis de réaliser une prestation extraordinaire.
En mai dernier, c’est aussi Chopin qu’il était allé interpréter en Pologne
».
La Voix du Nord, Chopin et George Sand, une rencontre
flamboyante, Soirée musico-littéraire très prisée, 17 novembre 2004.
« Deux belles personnalités réunies pour ce concert du dimanche matin : le
pianiste Cédric Tiberghien, fine lame du piano, et Pierre Amoyal,
violoniste de classe ».
Le Monde – Aden, Concert du dimanche matin au Châtelet, 3
novembre 2004.
« La seule
évocation de la beauté rassemble tout ce qu’on peut penser du pianiste
Tiberghien, un état de grâce, il a joué Beethoven à l’Epau, de façon
remarquable.
Cédric Tiberghien est un des grands pianistes du moment, sa carrière est
déjà jalonnée de succès brillants à travers le monde, mais cela ne lui
fait pas perdre la tête, il s’efface avec modestie derrière les
compositeurs pour ne pas les trahir, comme il s’efface devant son piano,
qui lui permet d’être ce qu’il est devenu. Les quatre sonates de
Beethoven, les 12e, 15e, 13e et 14e dans l’ordre du programme, ont été
quatre moments de grand bonheur, jamais gâchés par des gestes acrobatiques
; Tiberghien est sobre, attentif au son de chaque note, les rendant toutes
très expressives. Le toucher du pianiste est d’une grande efficacité,
témoin entre autre, l’Adagio de la Clair de Lune qui est plus une
méditation qu’une rêverie mélancolique, car Cédric Tiberghien sait créer
des atmosphères où rien n’est superficiel.
En bis, le pianiste a joué L’andante cantabile de la Pathétique,
en belle conclusion d’un récital particulièrement enrichissant. Plus
émouvant que lyrique, évitant la vanité du brio qui fait oublier le sens
des choses, Cédric Tiberghien va au fond des cœurs avec une sensibilité
généreuse, personne ne peut y rester indifférent ».
Le Maine Libre dimanche, Jean Treille, Cédric Tiberghien
et Beethoven, un certain état de grâce, 28 mars 2004.
« Quand on se
plonge dans le monde de Beethoven, on découvre énormément de choses très
marquantes y compris sur soi-même. Plus je joue Beethoven, plus j’ai envie
de le découvrir". A 28 ans et des poussières, le pianiste Cédric
Tiberghien se lance dans un projet d’envergure qu’il mènera sur quatre
ans. "Je commence une intégrale des sonates de Beethoven en concert,
explique-t-il. C’est un cycle monumental, une sorte d’Himalaya du piano".
Mais le jeune virtuose, en plus de son indéniable talent récompensé par
une ribambelle de prix, est aussi porté par l’esprit du maître.
"J’ai le sentiment, en ce moment, que Beethoven est proche de ma
personnalité ; proche de mon désir de m’investir dans un grand projet".
Un an après sa venue au festival de l’Epau où il avait fait merveille,
Cédric Tiberghien revient offrir aux mélomanes sarthois un récital de
sonates de Beethoven : opus 26 en la bémol majeur, opus 28 Pastorale,
opus 27 n°2 Clair de Lune.
Tout en conservant le respect de l’œuvre, "de l’esprit de la lettre",
Cédric Tiberghien prend un plaisir avoué et évident à apporter aux
partitions sa touche personnelle. "Quelquefois je prends la liberté – le
risque aussi peut-être – de sortir des traditions d’interprétation. Il y a
des morceaux que l’on a toujours joués de la même façon, parce que c’était
"comme ça". Je donne parfois une vision très personnelle de l’œuvre. Pour
moi c’est quelque chose de très important. La
sincérité et l’intégrité avant tout" ».
Ouest France, Cédric Tiberghien joue Beethoven, 21 mars
2004.
«
Premier prix du Concours Marguerite Long (1998), c’est précisément à
cette grande pianiste qu’il fait penser dans ce Cinquième concerto
de Beethoven qu’elle a enregistré en juin 1944 (!) sous la direction de
Charles Münch: sans doute y a-t-il une manière française d’aborder ce
répertoire, extravertie sans être purement virtuose, claire sans être
purement analytique, héroïque, certes, mais ne laissant pas passer la
moindre occasion de mettre en valeur la poésie, le chant et la
délicatesse, comme si l’on songeait déjà à Chopin. Fort opportunément,
Tiberghien reste en mi bémol pour son bis, ouvrant toutefois
une parenthèse bienvenue dans l’héroïsme: car ce mi bémol-là, celui
du premier mouvement de la Treizième sonate «Quasi una fantasia»,
se révèle, sous ses doigts, tour à tour tendre et virevoltant.
www.concertonet.com, Simon Corley,
Compte-rendu du concert du 10/11/2003 au Théatre Mogador
«Un Couperin teinté de
romantisme » : je songeais à la définition que Landowska a donné de Chopin
en entendant les 24 Préludes sous les doigts de Cédric Tiberghien
mercredi 14 mai à la Salle Gaveau. L’ouvrage est souvent l’occasion
d’interprétations aussi extérieures que décousues ; celle du jeune
pianiste français force en revanche l’admiration par sa cohérence et son
raffinement poétique (que le discophile aura pu rapprocher de
l’enregistrement que Perlemuter signa en 1962). Kaléidoscope sonore,
l’Opus 28 n’en est pas moins d’abord un cycle. Tiberghien
comprend et organise parfaitement le subtil enchaînement de ses maillons –
et des silences qui les séparent, ou plutôt les relient.
Aucun prélude ne fait l’objet d’une mise en valeur excessive - un « coup
de projecteur » inutile briserait la logique d’ensemble. Son
interprétation fuit l’emphase et cultive une délicatesse et une clarté peu
communes (le pianiste sait quel instrument somptueux il touche - on y
reviendra plus loin - et l’exploite à merveille !). Pas de dramatisation
excessive (ex. la partie médiane du n° 15, le n° 20), de virtuosité
tapageuse (n° 8, n° 16, n° 24), mais un contrôle de la sonorité ; une
maîtrise des pianissimi (le n° 17 se sublime en un parfum de musique), une
netteté du dessin, un poids des silences qui donnent à l’ouvrage un visage
singulier.
On suit avec autant de bonheur Cédric Tiberghien, toujours dans Chopin,
lorsqu’il entame la Polonaise-Fantaisie. Le titre résume le
caractère complexe et parfois difficile à saisir de cette composition
tardive et majeure du Polonais. L’artiste sait en épouser l’humeur
changeante avec une sens des transitions, une imagination sonore et une
noblesse remarquables. Il en trouve la clef : une présence un peu
distanciée par laquelle la musique exhale toute sa poésie. Plutôt que de
courir après certaines partitions, il est plus sage de les contempler…
Belle preuve de maturité de la part d’un jeune interprète que de le
comprendre.
Vient le moment du bis… Tiberghien réserve une belle surprise à ceux qui
ont apprécié son récent CD Beethoven en offrant rien moins que… les
Variations Eroica ! Près d’une demi-heure de musique : un bis « à la
Serkin » ! Beethoven avait à peine plus de trente ans lorsqu’il composa
son Opus 35. Une formidable énergie parcourt l’interprétation du jeune
pianiste, sans l’ombre d’une crispation. Tout coule de source et ce voyage
poétique inattendu émeut autant que les deux précédents.
Il n’est pas courant dans un compte rendu de récital de s’attarder sur les
qualités d’un piano. Je ne saurai toutefois conclure sans dire la beauté
du Steingräber & Söhne que Tiberghien avait choisi. Récemment mis au point
par le facteur de Bayreuth (jusqu’ici spécialisé dans des instruments plus
petits), ce prototype dont il n’existe actuellement que deux exemplaires
constitue une innovation de taille. Le E 272 – tel est son nom – est un
modèle de musicalité : basses profondes jamais lourdes ; aigus chantants,
limpides mais dénués du clinquant et de l’acidité de nombre d’instruments
de concert ; irisation sur l’ensemble du registre qui rappelle les pianos
de la fin du XIXe siècle. Une immense palette de couleurs et de nuances
s’offre à l’exécutant. On n’a pas fini d’entendre parler du somptueux
instrument mis au point par Udo Schmidt-Steingräber !
Tiberghien, Steingräber… La vieille Europe va très bien, merci !
»
www.concertclassic.com, Alain Cochard,
à propos du concert Salle Gaveau, 14 mai 2003
« Cédric Tiberghien se dispense de tout académisme pour
interpréter ce programme. C'est un inventif, un pianiste plein de
personnalité au jeu dru et varié
[…] Il s'impose d'emblée comme un beethovénien imaginatif »
Répertoire, Jacques Bonnaure, Mars 2003
« Cédric Tiberghien est le partenaire
idéal, répondant toujours avec poésie et intelligence aux questions
soulevées par le violoncelle. »
Le Monde de la Musique, Olivier Bellamy, au
sujet du disque avec V. Aimard, Juillet/Août
2002
« Le jeu tout aussi imaginatif et poétique que parfaitement contrôlé trahit une volonté quasi analytique de maîtriser tous les détails de la partition, avant d’en proposer sa vision. Ce qui n’empêche pas que, par-delà l’agencement impeccable des nuances, la variété des couleurs, la précision des lignes, la fluidité du discours qui font tout le prix des Estampes, une façon d’inquiétude dans les attaques, notamment dans Masques ou l’Isle joyeuse, qui entraîne dans une dimension symboliste aussi déroutante qu’excitante. »
Libération,
Eric Dahan, à propos du CD DEBUSSY, 8 janvier 2001
« Subtilité, délicatesse, mais également puissance et ampleur du son : ainsi, les exigences souvent opposées qu’impose DEBUSSY à son interprète sont admirablement conjuguées. […]Le style incisif et mordant, la maturité et la réflexion dont témoigne ce disque placent d’ores et déjà Cédric TIBERGHIEN parmi les grands. »
Revue Piano, à propos du disque de DEBUSSY,
Mars 2001
« Voilà qu’il frappe dans le tambourin du soleil et ses couleurs s’éclairent progressivement. Aux musiciens, très en verve pour donner aux thèmes leur sève populaire, Friedman LAYER impose une discipline en rapport avec la course vertigineuse du soliste. C’est virevoltant, syncopé. […]Place est faite pour un bis de TIBERGHIEN : un DEBUSSY fétiche, d’une finesse soyeuse et d’une conviction exceptionnelle. Un moment de délicate poésie. »
Le Midi Libre, à propos du 3ème Concerto de PROKOFIEV – Montpellier 13/10/01
« Il faut retenir le nom de Cédric TIBERGHIEN. […]Son
interprétation des œuvres de DEBUSSY témoigne d’une maîtrise technique et
d’une intelligence musicale peu communes.[…]La richesse des couleurs, dont
il use avec un goût très sûr, et la constante qualité de sonorité le
désignent comme un des pianistes les plus remarquables de sa génération.
»
Le Monde de la Musique, Jean Roy, Novembre 2000
« Son autorité, l’équilibre royal de son jeu, sa maîtrise du temps musical, des rapports de masse, des registres du clavier, du jeu de pédales, de la dynamique, des phrasés, l’attention qu’il porte au moindre détail sans jamais perdre le fil d’un discours qu’il projette avec une conviction sans faille sont d’un jeune maître, pas d’un espoir du piano. »
Le Monde,
A. Lompech, à propos du Programme BACH, FRANCK et LISZT - La Roque d’Anthéron
05/08/99

Extraits des
medias étrangers
Entretiens
...
"Très jeune, ce
qui m'a d'abord fasciné dans le piano, c'est le meuble lui-même ; ce
grand jouet sonore, avec une mécanique invisible qui produit un son
quand on appuie sur une touche."
A 28 ans, Cédric Tiberghien ne semble rien avoir changé de ce
rapport gourmand au piano et accumule concerts et enregistrements.
"J'ai
des centaines de projets, des répertoires différents à jouer. En ce
moment, je pars un peu dans l'inconnu. Je dois le faire, parce que
je pense être arrivé à un tournant."
Ce virage,
c'est le début de l'âge adulte pour un interprète, une période où on
se décide à quitter les sentiers balisés.
"Je
ne veux pas me laisser enfermer dans Debussy ou dans Liszt. C'est
pour cela que je vais vers Beethoven ; je rêve aussi de jouer les
sonates pour piano préparé de John Cage, même si pour beaucoup,
aujourd'hui encore, ce n'est pas de la musique."
La voie royale du
parfait pianiste, il connaît déjà, depuis sa victoire écrasante au
concours Long-Thibaud en 1998 (Premier Grand Prix, prix du Public, prix de
l'Orchestre...) et les nombreux concerts qui ont suivi, en France et à
l'étranger, seul ou avec de grands orchestres (il a déjà quarante
concertos en magasin), sous la conduite des plus grands chefs (Chung,
Eschenbach, Semkow). Aujourd'hui, Cédric Tiberghien veut jouer moins, et
mieux. Direction : la musique de chambre et l'accompagnement.
"Travailler avec un
chanteur apprend l'humilité, ce n'est pas comme jouer seul une
Sonate
de Rachmaninov... En fait, je
suis sans doute jaloux. Un pianiste est loin de son instrument, immobile,
lourd, et que l'on ne touche qu'avec les doigts ; alors que le chanteur
est son propre instrument. Et puis, un chanteur respire, alors que nous,
on peut dérouler des kilomètres de texte sans respirer !"
Qu'on se rassure : s'il prend
désormais des cours de chant, Cédric Tiberghien aime toujours le piano.
"Une mécanique, soit, mais
magique... On peut en tirer des tas de choses : l'illusion d'une voix qui
chante, un legato, de la poésie..."
Dans sa
discothèque, se côtoient des disques de rock, d'électro, de jazz ("Un
jour, après avoir entendu Oscar Peterson, je me suis demandé s'il fallait
que je continue le piano"),
des albums de Björk, du tango et
même du fado. Tout l'intéresse.
"J'ai la chance de ne jouer que ce que j'aime. En contrepartie, je ressens
une responsabilité à l'égard du compositeur, comme s'il était dans la
salle. Je déteste le mot ''carrière'' ; je veux faire de la musique par
passion, pas me vendre. C'est la valeur artistique qui doit décider ; et
si ça marche, c'est que j'avais quelque chose à dire."
Récemment, le
percussionniste Mino Cinelu lui a proposé de se livrer à une nouvelle
expérience : l'improvisation.
"Ça prendra un peu de temps, je
ne sais pas si j'ai les épaules pour ça... Dans la culture classique, on a
un tel rapport à l'écrit que son absence peut vous tétaniser !"
En attendant, donc, il y aura un
cycle de mélodies de Messiaen :
"Je suis surexcité par l'idée – mais la partition,
aïe aïe aïe, ça n'est pas du Haydn ou du Mozart qu'on déchiffre à la
volée."
Et dans quelques jours, il jouera
l'intégrale des œuvres pour violoncelle et piano de Beethoven avec Valérie
Aimard, sa partenaire depuis cinq ans.
"Une vraie complémentarité !... On est capables de travailler trois heures
sur un seul mouvement de sonate !"
Philip de la Croix - Aden - 23
Septembre 2003
« Je vais de nulle part vers…tout ! LISZT, DEBUSSY, BACH ou CHOPIN. J’aime certains musiciens pour leurs couleurs, d’autres pour leurs architectures. Certes, essayer d’apporter quelque chose de personnel après des artistes comme RICHTER, BRENDEL, LIPATTI, CORTOT ou ARGERICH – mes grandes admirations – cela peut paraître ambitieux. Mais je crois que le son est un matériau avec lequel chacun peut construire. Oui, je voudrais être …un artisan du son.» Propos recueillis par
I.GARNIER - Musiques - Septembre 2001

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Spain
MC Performing Arts
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2-8-7, Minato,
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Contact: Ms Aya Yoshigoe (International
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